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           À ce stade du récit, cette dureté à son endroit m’a émue, trop vacharde, d’autant plus que j’eusse pardonné à n’importe quel mirliflore de succomber à une ostentation prudhommesque s’il eut rédigé ces versiculets :

 

Sans un bruit

Une nuit

Il comprit

Dans son lit

Que pour lui

Les ennuis

Et le gris

C’est fini.

 

Sans un bruit

Il sortit

Se vêtit

Et il prit

Le taxi

Pour Paris.

 

Sans un bruit

Sans ennui

Il relit

Le p’tit pli

Juste écrit

Que pour lui

Et l’mépris

Se meurtrit.

 

Sans un bruit

Il reluit

Et il dit

Tout poli

Au taxi

Rue du Puits.

 

Sans un bruit

Il dit oui

Descendit

Du taxi

Et cueillit

Des iris

Sous la pluie

De la nuit.

 

Sans un bruit

Rue du Puits

Il la vit

Sur son lit

Et rendit

Le p’tit pli.

 

Et sans bruit

Sans un cri

Il la prit

Contre lui

Et il dit

C’est fini

Sans un bruit.

 

Chantal Lemaître, La Cabale des Navets, texte sous copyright, tous droits réservés.

 

 

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Tag(s) : #Le Récit

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