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Toi, dont l’âme s'arroge un statut désuet,

Qui crois voir en tes vers l’ultime synovie

Joignant l’Art au Bonheur sous un regard muet,

Profite de la vie !

 

Du moindre sentiment, tu te veux chroniqueur,

Quitte à vraiment pâtir du jour qui s’atrophie ;

Ta plume te cravache et, sur ses traits, ton cœur

Erre et se crucifie.

 

Tu produis tes chagrins dans des fatras obscurs,

Tu cèdes l’Espérance à Pandore assouvie ;

N’es-tu las de ronger la moelle d’os si durs ?

Profite de la vie !

 

J’ai goûté vos plaisirs, vos rêves : des lambeaux.

La joie est éphémère et la flemme l’incise ;

Le spleen contre l’ennui : j’entretiens les flambeaux

Dont le feu m’exorcise.

 

Depuis longtemps déjà, l’écriture est le rein

Purifiant mon fiel pour que je ne me saigne.

Rappelle-moi : quel est le final souverain ?

La Mort. Je m’en imprègne.

 

 

Chvéïk, Manuscrits Rejetés par la Mer, recueil sous copyright, tous droits réservés.

 

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Tag(s) : #Manuscrits Rejetés par la Mer

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