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Et tu dévales les trottoirs –

La haine te poursuit sans cesse,

A la recherche de comptoirs

Pour noyer toute ta détresse

Aux élixirs de la faiblesse ;

L’oubli n’offre qu’un bref soupir,

Juste le temps d’une caresse :

Demain, raison fut souvenir.

 

Tu veux cogner de tes poings noirs

Le nom maudit d’une maîtresse :

Tu ne brises que les miroirs

De ton ombre qui se confesse !

« Où se cache cette traîtresse ? »

On s’amuse à t’anéantir,

Mais tu n’entends que ton ivresse :

Demain, raison fut souvenir.

 

Tu titubes dans les couloirs

De la plus profonde bassesse :

Un gamin prend pour urinoirs

Tes deux pieds, mais rien ne te blesse ;

Il te marque même une fesse,

Pour te pousser à réagir –

Tu vois à peine qu’il te laisse :

Demain, raison fut souvenir.

 

Prince, pourquoi le ciel délaisse

Le cœur qui se veut avenir ?

Et je vous suis sous votre laisse :

Demain, raison fut souvenir.

 

 

Chvéïk, Manuscrits Rejetés par la Mer, recueil sous copyright, tous droits réservés.

 

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Tag(s) : #Manuscrits Rejetés par la Mer

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