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Celui qui a lu l’Assommoir de Zola se souvient peut-être d’avoir rencontré le mot jeanjean. Si vous n’en connaissez pas la signification, inutile de se précipiter dans le petit Robert, le mot n’est pas référencé, ni dans le Littré qui ne connaît que jeannotni même dans les 8e et 9e éditions en ligne du Dictionnaire de l’Académie française. Heureusement, le grand Robert veille et nous rappelle que le terme désigne quelqu’un de niais. Il indique également que nous pouvons l’écrire en un mot ou en deux avec un tiret : jeanjeanjean-jean. Le TLF ajoute deux orthographes supplémentaires avec des majuscules : Jean Jean et Jean-Jean.

Nous avons vu la débandade d’incohérences provoquée par les deux genres d’après-midi dans l’édition de la Pléiade des Rougon-Macquart, alors à quoi pouvons-nous nous attendre avec un mot qui possède quatre orthographes ? Heureusement, il ne revient pas souvent ! En outre, vu que ma sieste m’attend, je me limiterai, cette fois, aux itérations du terme dans l'Assommoir, miaou !

 

Les Rougon-Macquart, Tome II, La Pléiade, page 611 (avant dernière ligne de la photo) : 

 

Les Rougon-Macquart, Tome II, La Pléiade, page 635 (4e ligne de la photo) :

Ouf, c’est bien parti, soufflons-nous, miaou !

Les Rougon-Macquart, Tome II, La Pléiade, page 676 (avant dernière ligne de la photo)  :

Gyabo ! comme soupirerait quelqu'un que nous connaissons bien.

Comme avec après-midi, il n’y a aucune raison que Zola écrive jeanjean avec deux orthographes différentes : le 7e roman de la fresque n'est pas un roman expérimental à ce point. D’ailleurs, si vous avez eu la curiosité de consulter le référencement dans le TLF, vous aurez constaté que Zola a aussi écrit jeanjean dans sa correspondance. En ce qui me concerne, j’ai ouvert la 68e édition Charpentier de 1879 ainsi que la 3e de 1877. Force est de constater que Zola écrit bien jeanjean en un mot aux pages 319 (4e ligne) et 351 (5e ligne en partant du bas) :

 

Enfin, la page 408 nous propose ceci (3e ligne en partant du bas) :

Vous l’aurez compris, il y a plus de chance que nous soyons en présence d’une coquille des correcteurs de la Pléiade, lesquels ont apparemment pris le tiret de coupure pour un trait d’union, que d’une excentricité de Zola… Miaou !

 

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Tag(s) : #Notes de Lecture

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