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Quand la lumière éclate aux cris de cent corbeaux

Perchés sur un soleil plus noir que les abysses,

Écorche mon regard d’écarlates éclisses,

Attise de l’Ennui, les rigides flambeaux ;

 

Quand chaque instant se veut un pas vers les ténèbres

Où l’Angoisse déroule un chemin de soupirs

Qui, comme des lombrics, creusent les avenirs,

Parasitent l'Espoir dans ses moindres vertèbres ;

 

Quand l’esprit se consume aux feux sempiternels

Des longues langueurs où la Raison va se rendre

Et quand la Mort sourit, refusant de surprendre,

Au sang du dernier voeu qui souille ses tunnels,

 

Mon âme réjouie accepte le voyage,

Y cherche une tanière au plus près des horreurs

Pour subir de l’effroi la plus grande des peurs,

L’ultime réconfort au loin d’un paysage…

 

Que même les cafards évitent avec soin,

Désert terrifiant scorpions et rapaces :

Le Jeu de l’existence où brûlent toutes traces,

La Vie, où le Hasard me flambe sans besoin.

 

 

 

Chvéïk, Manuscrits Rejetés par la Mer, recueil sous copyright, tous droits réservés.

 

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Tag(s) : #Manuscrits Rejetés par la Mer

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